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De la détection de gaz pour sauver des vies en mer !
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De la détection de gaz pour sauver des vies en mer !

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SOLAS est l’acronyme pour « Safety Of Life At Sea » ou en français : « Sauvegarde de la vie humaine en mer ». Il s’agit du traité le plus important concernant la sécurité et la sureté des navires marchands. Il s’applique aux navires de passagers et également aux cargos de jauge brute supérieure ou égale à 500 UMS.

Dans cet article nous allons vous définir plus précisément l’amendement du 1er Janvier 2015 et 1er juillet 2016 visant à rendre obligatoire les mesures de pré-entrée et de sauvetage dans les espaces clos sur les navires.

Contenu

1/ Un peu d’histoire …

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Titanic en 1914
Titanic en 1914

Le but de la convention SOLAS est de spécifier un certain nombre de normes standards et minimales afin de garantir la sécurité et la sureté des navires marchands et de passagers. Son respect prouve que le navire est aux normes et peut voguer sur les eaux internationales.

Cette convention prend naissance après un évènement tragique connu de tous : le naufrage du Titanic en 1912. Elle réunit treize pays dont le Royaume-Uni afin de définir un certain nombre d’exigences pour la sécurité des navires : cloisons étanches et résistantes au feu, des équipements de lutte contre les incendies et de sauvetage etc … Malheureusement, le projet n’a pas pu être ratifié à cause de l’arrivée de la Première Guerre Mondiale.

Par la suite, de nombreuses conventions ont eu lieu mais c’est la cinquième et dernière édition composée de 71 pays en 1974 qui fut adoptée par l’Organisation Maritime Consultative Internationale aujourd’hui appelé OMI ou Organisation Maritime Internationale.

Depuis, de nombreux amendements ont vu le jour. Notamment, l’amendement du 1er Janvier 2015 pour les mesures de sauvetages dans les espaces clos, qui sera complété par la suite par celui du 1er juillet 2016 pour les appareils de mesures de gaz portables.

2/ L’amendement du 1er Janvier 2015

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2/ L’amendement du 1er Janvier 2015
Formation Espace confiné

Exercices d'entrée et de sauvetage-espace clos :

« Une modification de la règle SOLAS III/19, sur la formation d'urgence et exercices, rend obligatoire la réalisation d'exercices d'entrée et de sauvetage espace clos, qui exigeront des membres de l'équipage avec espace clos entrée sauvetage des responsabilités ou de participer à une perceuse d'entrée et de sauvetage-espace clos au moins une fois tous les deux mois. »

Cette règle a été introduite en raison du grand nombre d’accidents mortels survenus dans les pièces d’entreposage ou autres espaces confinés.

Par exemple, lorsque des membres de l’équipage vont faire l’entretien ou le nettoyage dans les cales. Il est possible qu’ils suffoquent et perdent connaissance suite au processus de pourrissement ou de maturation de la marchandise qui y est entreposée.
Notre premier réflexe serait d’entrer dans cet espace le plus rapidement possible pour porter secours à la personne en danger. En faisant cela, nous devenons également une personne en danger.

C’est pourquoi, l’amendement SOLAS du 1er Janvier 2015 indique que toutes les personnes autorisées à travailler dans un espace clos et le responsable de sécurité doivent suivre une formation appropriée une fois tous les deux mois car il existe des règles qui définissent le bon déroulement pour entrer dans un espace confiné.

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Qu’est-ce qu’un espace « clos » ?
Qu’est-ce qu’un espace « clos » ?

Qu’est-ce qu’un espace « clos » ?

Aussi appelé espace « confiné », il s’agit d’un espace dont les entrées et les sorties sont restreintes mais assez grandes pour permettre l’accès à une personne pour l’entretien, le nettoyage ou la réparation.

De part l’étroitesse des ouvertures, le renouvellement de l’air dans ces espaces est réduit, d’où la nécessité de vérifier qu’il n’y a pas de risques d’asphyxie, d’inflammabilité et de toxicité de l’air avant d’y pénétrer.

L’identification de ces espaces se fait au préalable par une analyse des risques faite par le responsable du navire. Ils doivent être sécurisés afin d’interdire l’accès aux personnes non autorisées et de les prévenir du danger potentiel.

3/ L’amendement du 1er Juillet 2016

Article 221-XI-1/07 : Instrument permettant de vérifier l'atmosphère des espaces clos

« Tout navire auquel s'applique le chapitre I doit avoir à bord un ou plusieurs instruments portatifs qui permettent de vérifier l'atmosphère. Au minimum, ces instruments doivent être capables de mesurer les concentrations d'oxygène, de gaz ou de vapeurs inflammables, d'hydrogène sulfuré et de monoxyde de carbone avant l'entrée dans des espaces clos. La présence à bord d'instruments en vertu d'autres prescriptions peut satisfaire à la présente règle. Des moyens appropriés doivent être prévus pour l'étalonnage de tous ces instruments. »

Quelques exemples d’espaces clos sur un navire sont des réservoirs de carburants, des citernes de ballaste, des coques, des cales de bateau … Ils présentent des dangers importants voir mortels pour l’équipage.

C’est pourquoi l’amendement impose :

- « Un ou plusieurs instruments portatifs qui permettent de vérifier l'atmosphère ». Il s’agit de détecteurs de gaz portables pour vérifier que l’atmosphère de l’espace clos en question ne comporte pas de dangers et est respirable pour l’équipage, à utiliser avant d’entrer dans cet espace défini comme clos ou comportant un risque.

- « Ces instruments doivent être capables de mesurer les concentrations d'oxygène, de gaz ou de vapeurs inflammables, d'hydrogène sulfuré et de monoxyde de carbone » pour éviter la présence de gaz toxique, le risque d’explosion ou tout simplement le manque d’oxygène (asphyxie).

- « Des moyens appropriés doivent être prévus pour l'étalonnage de tous ces instruments ». Cela signifie que chaque navire doit être équipé d’une station de calibration des détecteurs de gaz portables afin d’être sûr que les appareils soient correctement calibrés et autonomes en pleine mer.

Cependant, avoir des instruments de mesure et de calibration n’est pas suffisant, il faut s’assurer que le personnel désigné par le responsable de sécurité de bord pour intervenir dans ces espaces clos soit formé à l’utilisation du détecteur de gaz portable ainsi qu’à l’utilisation de la station de calibration.

Exemple de ballaste de bateau

Exemple d'intérieur de bateau
4/ Quel détecteur de gaz choisir ?

L’amendement nous indique qu’il faut s’équiper d’un détecteur portable et multigaz (O, HS, CO, Explo). Cependant, le choix d’un détecteur de gaz portable doit être guidé par quelques autres caractéristiques essentielles afin de résister aux conditions difficiles !

  • Il est doit être robuste et fiable dans les conditions les plus extrêmes. Donc résister aux coups, aux corps étrangers ou à l’eau quelle que soit la température, la pression ou l’humidité en mer.
  • Il doit être antidéflagrant pour ne pas devenir lui-même une source d’ignition dans les zones à atmosphère explosive.
  • Il doit être compatible électromagnétiquement pour ne pas être perturbé par l’utilisation d’un appareil électronique à proximité.
  • Il doit être associé à une pompe manuelle ou automatique (car on fait une mesure avant entrée).
  • Il faut que le détecteur possède la marque de conformité MED (marine equipment directive).
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Certification MED
Certification MED

Le MED confirme qu'un produit ou pièce d'un équipement est homologué pour une utilisation à bord des navires des États membres de l'UE et des navires appartenant à des pays qui ont accepté d'appliquer la Directive 2014/90/EU relative aux équipements marins. Cette marque est parfois désignée la « barre à roues » et aussi homologation ou certification M.E.D/MED. Elle confirme que l'équipement ou le produit est approprié pour une utilisation dans le secteur marin.

Tous les produits homologués et autorisés sont enregistrés dans la base de données MarED qui contient des informations sur plus de 35 000 dispositifs autorisés. Les produits sont testés par un tiers indépendant, tel que Germanischer Lloyd, pour utilisation dans l'environnement marin avant de recevoir un certificat d'homologation.

NB : Ce détecteur de gaz doit être équipé d’une station de calibration afin que l’équipage puisse être entièrement autonome pour l’étalonnage des appareils, et la remise à niveau en haute mer.

Kit SOLAS dans une valise PELICASE
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Kit SOLAS dans une valise PELICASE
Kit SOLAS dans une valise PELICASE

Ce détecteur de gaz doit être équipé d’une station de calibration afin que l’équipage puisse être entièrement autonome pour l’étalonnage des appareils, et la remise à niveau en haute mer.

Exemple de composition d’un ensemble d’étalonnage type :

  • une station de calibration automatique ou manuelle
  • du gaz étalon
  • un régulateur
  • des pièces détachées
  • ...

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Matériel Drager