EPI CLASSE 3

Les équipements de protection individuelle (EPI) sont destinés à protéger le travailleur contre un ou plusieurs risques. Leur utilisation ne doit être envisagée qu’en complément des autres mesures d’élimination ou de réduction des risques. Les dispositions générales relatives à la conception et à l’utilisation des EPI sont définies par le Code du travail (article R.233-83-3).

Les équipements de protection individuelle (ex : bouchons d’oreille) sont complémentaires aux moyens de protection collective (ex : capot insonorisant d’une machine). Ils regroupent un large éventail d'équipements. On distingue :

          > E.P.I. pour la tête
          > E.P.I pour les oreilles
          > E.P.I. pour les yeux et le visage
          > E.P.I. pour les voies respiratoires
          > E.P.I. pour le corps
          > E.P.I. pour les membres supérieurs
          > E.P.I. pour les membres inférieurs

Ils sont classés en 3 catégories définis en fonction de la gravité des risques encourus.

EPI CLASSE 1 : Risque mineur, protège contre les agressions (mécaniques, physiques ou chimiques) superficielles, les petits chocs ou vibrations n'affectant pas les parties vitales du corps et non susceptibles de provoquer des lésions irréversibles et protection contre le rayonnement solaire.

EPI CLASSE 2 : Risque majeur, protège contre les agressions (mécaniques, physiques ou chimiques) graves et les chocs affectant les parties vitales du corps et susceptibles de provoquer des lésions irréversibles.

EPI CLASSE 3 : Risque mortel, protège contre les dangers mortels.

Sont considérés comme EPI de Classe 3, les appareils de protection respiratoire et les équipements de protection antichute (baudriers, mousquetons, dégaines ...). Et depuis Avril 2018, les protections auditives. Ils répondent à des normes de sécurité et de conception plus strictes car ils protègent l’opérateur de risques mortels : Examen CE pour la certification et Marquage CE + année.
Ces équipements doivent faire l’objet d’un contrôle avant chaque utilisation et d’une vérification & maintenance annuelle.

A SAVOIR : Ne sont pas considérés comme EPI de classe III, les appareils de détection de gaz portable.

Protection respiratoire

Une protection respiratoire est indispensable pour protéger les voies respiratoires d’un opérateur lorsque les solutions de prévention comme la substitution des produits dangereux ou des techniques d’assainissement de l’air ne suffisent pas.

Le choix d’un appareil de protection respiratoire ne peut se faire qu’après une étude sérieuse du poste de travail qui doit aboutir à une définition claire des conditions d’utilisation tels que :

  • la teneur en oxygène
  • la nature des polluants (gaz, vapeurs, poussières etc ...)
  • la toxicité des polluants
  • les concentrations les plus défavorables prévisibles de chaque polluant dans l’air
  • les valeurs limites de concentrations admises sur les lieux de travail si elles existent (VLEP)
  • les dimensions des particules s’il s’agit d’un aérosol
  • l’activité physique de l’utilisateur
  • la durée du travail à effectuer
  • les autres risques associés (projection de liquides, incendie, etc ...)

Nous vous invitons à consulter l'ed6106 "Les appareils de protection respiratoire" émis en juillet 2017 par l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) pour une analyse précise.

 

Lien : Comment choisir sa protection respiratoire ?

Protection antichute

La protection antichute correspond à tous les dispositifs antichutes et ses accessoires : de connexion et de maintien (bloqueur, descendeur), d’ancrage, longes, enrouleurs, cordes, ligne de vie, cravates, harnais...

ARRÊT DE CHUTE
Le dispositif antichute est utilisé pour empêcher l’opérateur de tomber jusqu’au sol en cas de chute. Il se compose :

  • De dispositifs d'ancrage.
  • De harnais antichutes complets.
  • Des connecteurs.

MAINTIEN AU TRAVAIL (Les dispositifs de maintien et de suspension ne sont pas conçus pour l'arrêt de chute. Un dispositif antichute doit être utilisé en complément.)
Équipement maintenant un opérateur à son poste de travail, tout en lui laissant les mains libres. Il se compose :

  • De dispositifs d'ancrage.
  • De harnais antichute complet avec une ceinture de maintien.
  • Des connecteurs (et une longe de maintien).

RETENUE AU TRAVAIL
Cet équipement est utilisé afin d’empêcher les utilisateurs d’atteindre un emplacement à partir duquel une chute est possible. Il se compose :

  • Des dispositifs d'ancrage.
  • De ceinture de maintien au travail ou de harnais antichute complet.
  • Des connecteurs (longe de retenue)

TRAVAIL EN SUSPENSION (Les dispositifs de maintien et de suspension ne sont pas conçus pour l'arrêt de chute. Un dispositif antichute doit être utilisé en complément.)
Permet à l'opérateur de travailler les deux pieds dans le vide en lui laissant les mains libres. Un dispositif de suspension se compose :

  • Des dispositifs d'ancrage.
  • De harnais antichute complet.
  • Deux cordes : 1 équipée d'un descendeur et 1 d'un coulisseau antichute.